Odkam, c'est son nom au lycée. Passionné de rap, il a tout donné ces derniers mois pour la fabrication de son premier album, intitulé « L'encre de ma vie » qui vient de sortir. Il nous parle de ce défi qu'il s'est imposé.
D'où vous vient votre goût pour le rap ?
C'est la musique que j'ai toujours écoutée parce que je trouve qu'elle nous parle à nous, les jeunes. Les idées passent mieux sous cette forme, c'est plus vrai.
Comment s'est passée l'élaboration de votre album ?
J'ai énormément travaillé. Je ne pensais d'ailleurs pas que ce serait si dur ! C'est difficile de créer, c'est encore plus difficile de se vendre.
Mais j'ai été énormément aidé, par les gens de l'Asso6sons et ceux de l'Arcade aussi. J'ai eu également la très grande chance de pouvoir collaborer avec Médine, que j'adore.
Pendant huit mois, je m'y suis mis à fond, du matin au soir. Cet album représente tous mes espoirs. Après avoir fait de la scène surtout pendant trois ans, j'espère pouvoir me faire mieux connaître.
Pour l'instant, je suis content, j'ai réussi à le faire distribuer.
En quoi consiste votre travail de rappeur ?
Je fais du rap conscient. J'essaie de faire découvrir les réalités du milieu d'où je viens. Je raconte ce qui se passe en moi, dans ma vie, autour de moi, comme le titre de l'album l'indique, mais je ne cherche pas trop à me mettre en avant. Je suis plutôt un porte-parole.
Vos origines sénégalaises comptent aussi ?
Oui, évidemment, dans la musique et dans les textes. Ce sont des racines importantes, dont je suis fier. Même si je ne suis allé au Sénégal qu'une fois et que j'ai toujours vécu à Bolbec, je me sens concerné par tout ce qui se passe là-bas. Je suis métis, j'appartiens autant à l'un qu'à l'autre.
"L'encre de ma vie", d'Odkam. 10 euros. Disponible à la Fnac du Havre, au Vidéo Rex de Bolbec, chez Touche de style à Gruchet- le-Valasse, au Leclerc de Gonfreville-l'Orcher et en ligne sur le site : odkam.free.fr